La Roque-sur-Cèze : une nouvelle liste se dévoile en vue des municipales de 2026

La campagne pour les élections municipales du 15 mars 2026 est lancée à La Roque-sur-Cèze. Réunie en assemblée publique hier soir devant une petite quarantaine d’habitants, la liste conduite par Martine Parpaillon a présenté ses grandes orientations ainsi que la composition de son équipe.
Au total, dix candidats composent cette liste « sans étiquette politique », placée sous le signe de « l’authenticité et du dynamisme ». L’équipe revendique une parité stricte – cinq femmes et cinq hommes – et une diversité générationnelle assumée : une étudiante de 19 ans, un jeune actif de 25 ans, trois autres actifs, une préretraitée et quatre retraités. Huit candidats étaient présents lors de la réunion, et les échanges se sont appuyés sur un document de travail distribué aux participants.
Le quotidien comme priorité
La profession de foi met d’abord l’accent sur les préoccupations concrètes des habitants. Sécurité, voirie, mobilité et éclairage public figurent parmi les engagements affichés. La liste propose notamment un plan pour des voies « sûres », une amélioration progressive de l’éclairage public et une meilleure organisation des déplacements, qu’ils soient piétons, automobiles ou liés aux engins.
La question des déchets est également abordée, avec la volonté d’améliorer les points de collecte et de travailler en lien avec les services compétents. Un groupe d’élus serait missionné spécifiquement sur ce dossier.
Préserver le cadre de vie et le patrimoine
Dans un village classé parmi « les plus beaux villages de France », la préservation du cadre de vie occupe une place centrale. Les candidats affirment vouloir entretenir le patrimoine communal et les espaces publics, renforcer la prévention des risques naturels et défendre le caractère public des lieux communs.
Le patrimoine bâti fait l’objet d’un volet spécifique : pont (jugé en mauvais état), église, lavoir, fontaine, mairie, bâtiment communal actuellement en vente… Autant de sites que la liste souhaite restaurer ou valoriser.
Économie locale et tourisme maîtrisé
Agriculture, artisanat et commerces sont présentés comme des piliers de l’identité roquaisienne. La liste entend soutenir les producteurs et commerçants du village, développer des complémentarités entre agriculture et tourisme et mettre en valeur les savoir-faire locaux via une signalétique adaptée ou des marchés artisanaux.
Concernant le tourisme, les candidats plaident pour un équilibre « durable » entre attractivité et qualité de vie des habitants, afin de concilier fréquentation touristique, activités professionnelles et vie locale.
Une gestion revendiquée comme rigoureuse
Sur le plan institutionnel, la liste insiste sur une « éthique fondée sur l’intérêt général » et la « bonne utilisation de l’argent public ». Elle annonce des indemnités d’élus reversées à la baisse, une information régulière des habitants (réunions publiques, comptes rendus enrichis, captations vidéo des conseils municipaux) et une coopération avec les partenaires institutionnels (Département, Région, Préfecture).
Les candidats évoquent également la nécessité d’une gestion responsable et juridiquement sécurisée, le respect du caractère public des espaces communs et une gestion méthodique des situations de crise.
Des projets concrets à court et moyen terme
Parmi les « réalisations à prévoir » figurent le réaménagement de certains trottoirs et chemins, la sécurisation du passage piéton de la calade des Plaqueminier, la remise en eau de la fontaine et du lavoir, ou encore le renforcement de la prévention incendie (OLD, DFCI).
Une nouvelle demande de passerelle piétonne accolée au pont est également évoquée. Un groupe d’élus serait chargé d’animer la cour du mas Pascal pour des événements culturels saisonniers.
À travers cette première réunion publique, la liste de Martine Parpaillon pose ainsi les jalons d’une campagne axée sur la proximité, la préservation du patrimoine et une gestion présentée comme pragmatique. D’autres rencontres avec les habitants devraient suivre dans les prochains mois afin d’affiner les propositions et élargir le débat à l’échelle du village.



