Laudun-l’Ardoise : un hommage solennel aux victimes et héros de la Déportation

Ce dimanche 26 avril, Laudun-l’Ardoise a commémoré la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation, célébrée chaque dernier dimanche d’avril depuis la loi du 14 avril 1954. Une cérémonie de recueillement s’est tenue en présence des élus, des représentants des associations patriotiques, des anciens combattants, des porte-drapeaux et des habitants venus honorer la mémoire des disparus.
Autour du monument aux morts, la commune a rappelé l’importance de transmettre le souvenir de l’une des pages les plus sombres de l’histoire contemporaine : la déportation vers les camps de concentration et d’extermination nazis.
Ludovic Di Rollo a lu le message national des associations mémorielles
Lors de la cérémonie, le maire de Laudun-l’Ardoise, Ludovic Di Rollo, a procédé à la lecture du message officiel rédigé conjointement par la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP), la Fondation pour la mémoire de la Déportation (FMD) et l’Union nationale des associations de déportés, internés et familles (UNADIF-FNDIR).
Ce texte a rappelé que chaque dernier dimanche d’avril, la Nation rend hommage aux victimes et héros de la Déportation disparus dans les camps nazis. Il évoque les souffrances infligées par le IIIe Reich : la mort par le gaz, le travail forcé, la faim, la soif, les sévices, ainsi que la persécution de tous ceux que le régime considérait comme ses ennemis, en raison de leur engagement dans la Résistance, de leurs opinions politiques, de leurs convictions religieuses ou de leur mode de vie.
L’horreur des camps et les Marches de la mort rappelées
Le message est également revenu sur la découverte des camps par les armées alliées, confrontées à « l’horreur de l’enfer concentrationnaire », aux milliers de cadavres et aux survivants errant parmi les décombres, marqués par la faim, les violences et la déshumanisation.
Il a aussi souligné que malgré l’avancée alliée, le IIIe Reich n’avait pas renoncé à son entreprise criminelle, ordonnant l’évacuation des survivants lors des terribles Marches de la mort, qui coûtèrent encore la vie à de nombreux déportés dans les derniers mois de la guerre.
Transmettre la mémoire aux jeunes générations
Le texte lu par Ludovic Di Rollo a insisté sur le courage des rescapés revenus de cet enfer, capables malgré leurs traumatismes de témoigner pour leurs camarades disparus.
Alors que les derniers survivants disparaissent, la transmission de leur mémoire devient une responsabilité collective. Le message rappelle que cette histoire doit demeurer un rempart contre l’ignorance, l’oppression, l’antisémitisme et toutes les formes de haine.
Il souligne également que la mémoire de la Déportation appartient désormais au patrimoine immatériel de l’humanité et qu’elle doit inspirer les jeunes générations dans la défense des valeurs de paix, de liberté et de dignité humaine.
Une cérémonie placée sous le signe du devoir de mémoire
À Laudun-l’Ardoise, cette commémoration s’est déroulée dans une atmosphère de respect et de solennité, marquée par la présence fidèle des porte-drapeaux et des associations patriotiques.
Par cette cérémonie, la commune a rappelé que le souvenir des victimes et des héros de la Déportation demeure une exigence morale toujours actuelle, à l’heure où les discours de haine et les tensions internationales appellent plus que jamais à la vigilance et à la transmission.



