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Le 1er REG de Laudun-l’Ardoise clôturera le défilé à pied du 14-Juillet sur les Champs-Élysées

Douze ans après son dernier passage sur les Champs-Élysées pour le défilé du 14-Juillet, le 1er Régiment étranger de Génie de Laudun-l’Ardoise s’apprête à vivre un moment fort de son histoire. Cette année, le régiment gardois participera au défilé national et clôturera le défilé à pied au sein du bloc de la Légion étrangère.

Pour le colonel Dorigny, chef de corps du 1er REG, l’événement dépasse largement le cadre cérémoniel. « Pour le régiment, c’est quelque chose de très important. Le régiment défile avec la Légion étrangère et il va représenter la Légion étrangère », souligne-t-il. Après douze années d’absence sur les Champs le 14 juillet, cette participation est vécue comme « un honneur de représenter son institution », mais aussi comme « un honneur d’être au contact des Français ».

À quelques jours du rendez-vous parisien, les entraînements se sont intensifiés. Les légionnaires ont d’abord travaillé par compagnie, puis par petits détachements, avant de se rassembler en formation complète. Depuis lundi, les répétitions se font avec l’ensemble du détachement du 1er REG. La semaine prochaine, elles se poursuivront à Satory, avec toutes les unités défilantes.

Le colonel Dorigny ne parle pas de stress, mais d’exigence. « Derrière la Légion étrangère, il y a cette perfection. On doit être beau, on doit être parfait sur les Champs », insiste-t-il. La marche doit être impeccable, parfaitement synchronisée, mais surtout homogène. « Quand on défile, c’est une troupe homogène derrière son drapeau. Vous avez le chef de corps, le drapeau et la troupe. On ne doit voir qu’une tache blanche. On ne doit pas pouvoir identifier un légionnaire parmi la masse. »

Dans cette préparation, le collectif prime sur l’individu. « C’est l’unité. On fait corps derrière son drapeau », résume le chef de corps. Le détachement sera entièrement composé de légionnaires du 1er Régiment étranger de Génie, basé à Laudun-l’Ardoise, dans le Gard.

Pour composer ce détachement, le colonel Dorigny a choisi de mettre en avant deux unités particulières. La première est une unité de combat tout juste rentrée de Guyane, où elle a mené une mission de lutte contre l’orpaillage illégal. « Elle a fait une très belle mission », souligne-t-il. La seconde est la compagnie de commandement et de logistique, qui a changé de format cette année. L’objectif : renforcer et professionnaliser son rôle logistique. « La logistique, c’est une des clés du combat de demain », rappelle le colonel.

Le choix des unités revient au chef de corps, mais celui des légionnaires est laissé aux capitaines commandants d’unité. « Pour eux aussi, c’est important de mettre en avant leurs légionnaires », explique le colonel Dorigny. Un choix guidé par les missions accomplies, le mérite et la volonté de valoriser le travail réalisé ces derniers mois, même si, précise-t-il, « il y a de très belles compagnies dans le régiment ».

Le jour J, les légionnaires arriveront très tôt sur les Champs-Élysées. Après la mise en place et le repérage des emplacements, les troupes seront passées en revue par le président de la République. Puis viendra le temps du défilé. La Légion étrangère sera la dernière unité à pied à s’élancer, avec les pionniers, la Musique de la Légion étrangère, puis le 1er REG.

Une place en fin de défilé hautement symbolique. « Quand la Légion arrive, c’est un peu le temps qui s’arrête », confie le colonel Dorigny. La Légion ne marche pas au même rythme que les autres unités : 88 pas par minute, contre environ 120 pour les autres troupes. Une cadence plus lente, portée par une musique reconnaissable entre toutes, qui impose une atmosphère singulière sur les Champs-Élysées.

Pour le 1er REG, ces quelques minutes sur les pavés parisiens représenteront l’aboutissement de semaines de préparation. « La partie défilée, c’est 15 à 20 minutes pour convaincre », résume le colonel Dorigny. Quinze à vingt minutes pour montrer la rigueur, la cohésion et la fierté d’un régiment gardois appelé, cette année, à représenter toute la Légion étrangère devant la Nation.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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