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Erasmus : une immersion suédoise inoubliable pour six lycéens de Sainte-Marie

Toujours attirée par la Suède, Nadia Khibali, enseignante de la filière AGORA au lycée Sainte Marie, a vu cette curiosité se transformer en un véritable projet Erasmus presque par hasard. Lors d’un gala de charité, elle échange avec des Suédoises liées à l’établissement. De cette rencontre naît un premier contact, puis un lien plus concret avec Helena Bourges, directrice de l’école suédoise du Mont Cotton. L’aventure est lancée.

Le partenaire suédois retenu est l’Åredalens Folkhöskola, située à Undersåker, village situé à environ une heure d’Östersund, au cœur d’une région marquée par la montagne et la nature. Sur place, le projet est coordonné par Nell Ray, responsable des étudiants. Une visite préparatoire de mobilité est organisée en novembre, comprenant également une découverte d’un établissement à Östersund et une prospection d’entreprises pour d’éventuels stages. La convention Erasmus est signée dans la foulée.

En janvier, six élèves sont sélectionnés à l’issue d’entretiens : Margaux, Célia, Miguel, Treivis, Nani et Nolane, issus des 13 terminales AGOrA, dans le cadre de la section euro, qui comprend une épreuve de mobilité intégrée au bac et une heure d’anglais professionnel par semaine. Un autre enseignant a, lui aussi, bénéficié d’une mobilité de formation.

Du 5 au 24 janvier, les élèves vivent une expérience hors du commun. Deux jours de voyage sont nécessaires pour rejoindre la Suède : Avignon–Paris, Paris–Stockholm, puis Stockholm–Östersund. À l’arrivée, le dépaysement est total.

L’Åredalens Folkhöskola est un centre de formation post-bac avec hébergement sur place, souvent destiné à la reconversion. Le campus se compose d’un bâtiment scolaire et de trois bâtiments de logements. L’internat, bien différent d’une cité universitaire française, propose des chambres de deux à trois élèves, avec la possibilité de cuisiner soi-même.

Sur le plan pédagogique et culturel, les différences sont marquantes. Les cours commencent à 9 heures, avec une pause sacrée de 10h à 10h30 : le fika, véritable rituel culturel suédois. Les cours du matin se terminent à 11h30, reprennent de 12h30 à 15h, avant la nuit qui tombe dès 15h45 en hiver. Les journées sont donc beaucoup plus courtes qu’en France.

En Suède, l’enseignement supérieur est pris en charge par l’État et repose sur une forte égalité sociale. Professeurs et élèves sont sur un pied d’égalité : les étudiants évaluent leurs enseignants et leur proposent des pistes d’amélioration. Autre détail révélateur : on enlève ses chaussures à l’entrée, les cours se font en chaussettes.

Côté vie quotidienne, les élèves découvrent une alimentation différente, avec peu de viande — jugée trop chère — mais beaucoup de crudités, de potages et de plats simples. Les week-ends sont consacrés à la découverte : ski, curling, équitation islandaise, et bien sûr la neige, omniprésente.

« Ce n’est pas tous les jours qu’on part à l’autre bout de l’Europe avec ses camarades de classe pour découvrir une nouvelle culture », résument les élèves, unanimes. À leur arrivée, des étudiantes suédoises viennent spontanément à leur rencontre. Dès le premier soir, les échanges sont naturels, dans une ambiance marquée par moins de tabous, mais aussi plus de pudeur.

Tous retiennent une expérience exceptionnelle. « Les paysages sont magnifiques, les gens sont gentils et accueillants. Les habitants sont détendus, donc nous aussi. Là-bas, on vit le moment présent, sans être bousculé », confient-ils. Très propre, apaisante, la Suède laisse une empreinte durable. Et une certitude : ils y retourneraient sans hésiter.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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